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L’Épagneul Springer Anglais (ESA) a de nombreux siècles d’existence, ses origines remontent à celles de l’humanité. Il y a aussi plusieurs autres races de chiens de chasse utilisées en ces temps modernes qui, elles aussi sont spécialisées pour différents aspects de la chasse et pour divers types de territoires où la chasse est pratiquée. L’épagneul « spaniel » quant à lui, est considéré, par certains, comme le plus ancien chien de chasse au monde, bien que l’Épagneul Springer Anglais n’ait été connu officiellement sous ce nom qu’à partir de 1902. Pour mille raisons, de nombreuses races de chiens ayant eu ce genre d’utilisation n’existent plus ou ont suivi d’autres évolutions. Il ne faut pas oublier qu’à une époque encore récente la chasse était une activité alimentaire et qu’un peu partout en Europe ont été développé des chiens afin de les utiliser pour trouver et déloger, d’endroits difficiles, le gibier destiné au piège, au filet, au faucon, au chien lévrier et, depuis le siècle dernier, le plus souvent, au fusil.Fauçoniers

L’origine de l’Épagneul Springer Anglais n’a pas un historique fiable puisque pendant plusieurs années, plusieurs personnes semblent avoir été impliquées dans le processus d’évolution du springer d’aujourd’hui. Par contre, pour comprendre l’histoire de l’Épagneul Springer Anglais, il est nécessaire de comprendre l’histoire de l’Épagneul « Spaniel » lui-même. Ce dernier, l’« English Springer Spaniel » moderne, nous arrive des Îles Britanniques. Elles ont su garder et développer les qualités de ces épagneuls qui ont révélé de précieuses ressources pour la récupération du gibier tiré au fusil et tombé en des endroits inaccessibles. La souche de l’Épagneul Springer Anglais est en soi, la source de tous les épagneuls (à l’exception du Clumber) et celle des multiples variétés anglaises d’Épagneuls. A cause de ses qualités bien connues et très appréciées, l’Épagneul Springer Anglais est la race la plus répandue.

Au début du 20e siècle, l’évolution de l’Épagneul Springer Anglais présentait un double objectif, celui concernant ses capacités de travail sur le terrain « in the fields » et celui de sa conformation au standard de la race « conformation ring ». Regrettablement, ce double aspect de la race a amené le développement de deux variétés distinctes d’Épagneul Springer Anglais : de type chasse « field type – field-bred » et le type beauté « bench type – show-bred ». Aujourd’hui, ni l’un ni l’autre des deux types de chiens ne peut se mesurer dans les domaines de l’autre. Ainsi si vous cherchez un chien de chasse, sachez la différence et faites vos recherches car vous serez extrêmement déçu de vous retrouver avec un chien de lignée de beauté « show-bred » pour la chasse !

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Historique des origines

On fait remonter les origines du « Spaniel », de l’Épagneul Springer Anglais, à plus de deux milles (2000) ans. L’Espagne étant occupée en ces temps-là par les légions romaines, ce type de chien leveur proviendrait de la Péninsule Ibérique et aurait pris son nom du latin « Hispania » pour Espagne ou du français « Espingneul », en anglais « Spaniel » pour « Spanish » ou « Spain ». Les conquérants romains auraient importés d’Espagne différents types de chien en Angleterre et en différentes parties d’Europe. Ces chiens travaillaient en collaboration avec les faucons en débusquant pour eux le gibier des buissons et marécages. Il existerait des archives dès l’année 450 sur le travail et la spécialité du chien appelé « Spaniel » utilisé pour assister le faucon, le chien lévrier, le chien courant et pour le filet. Il y est fait mention du nom d’Épagneul « Spaniel » dès les années 300 dans l’ancien droit du pays de Galles.


L’Épagneul semble être suffisamment utilisé en Europe puisque dès vers 1387, les écrits du comte Gaston de Foix, un noble Français cynophile, en témoignent dans son œuvre « Livre de chasse », comme étant l’ancêtre probable du « Spaniel » par ses méthodes de quête sur le terrain devant les chasseurs, son débusquage du gibier et ses habilités au travail à l’eau ainsi qu’au rapport. On retrouve aussi vers les années 1400, certaines peintures et illustrations, alors qu’il était utilisé par la royauté britannique. Vers 1570, les ouvrages cynophiles traitent des Épagneuls, ces chiens de chasse importés d’Espagne en Angleterre. Le Dr. Caius, un respectable médecin, auteur et chroniqueur de cynophilie, les décrivaient en 1576 dans son œuvre « Treatise of Englishe Dogs » comme étant des chiens pratiquement tout blanc tacheté de rouge et qu’il y avait aussi une variété de noir et rouge. Il y divisait aussi les Épagneuls « Spaniels » en deux groupes, selon qu’ils chassaient sur terre ou à l’eau. On retrouvait donc l’Épagneul de terre « Land Spaniel », appelés ainsi par opposition à l’Épagneul d’eau « Water Spaniel » qui aurait apparemment disparu sans laisser de trace. Le « Land Spaniel » était aussi subdivisé en deux groupes – ceux qui étaient utilisés pour faire jaillir le gibier pour les oiseaux de proie, soit le « Springing Spaniel » (l’ancêtre de l’épagneul d’aujourd’hui) et ceux qui se couchaient et pointaient le gibier pour les filets, soit le « Setting Spaniel » (l’ancêtre du setter d’aujourd’hui). Tous ces faits sur ces méthodes de chasse et ces chiens sont bien documentés dans les œuvres littéraires et objets d’arts des 14e, 15e et 16e siècles.

C’est entre la fin des 16e et 18e siècles que le terme « Springer » est utilisé dans la littérature anglaise. C’est un dérivé décrivant son action; ce type de chien particulier est utilisé pour débusquer et pour bourrer le gibier, le faisant lever et fuir vers le faucon, le chien lévrier, le chien courant ou le filet. Le « Springing Spaniel » ou le « Springer Spaniel » vient du verbe anglais, « to spring – springing for the bird », soit bondir, sauter, jaillir, lever le gibier. La dénomination de Springer est donc graduellement devenue plus largement utilisée pour faire référence au chien qui fait jaillir le gibier devant le chasseur.

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L’évolution physique des Épagneuls

L’élaboration et le développement des Épagneuls « Spaniels » fut tel qu’il en résultât un nombre impressionnant de sortes (jusqu’à 13 différentes sortes d’épagneuls « Sporting Spaniels ») en des variétés de couleurs, de tailles, de formes et de styles de chasse. Le « Springing Spaniel » étant la plus ancienne des races d’épagneuls leveurs, c’est de lui que proviennent, rappelons-le, toutes les autres variétés d’Épagneuls leveurs (Cocker, Springer, Sussex, Field, à l’exception du Clumber). De tous ceux-là, il semble que ce soit le Springer qui ait dominé. Déjà au 17e siècle, la différence de grosseur des Épagneuls avait un impact sur leur utilisation sur le terrain. Pour la chasse, ils furent divisés en trois groupes – Les miniatures « The Toys », les « Cockers » et les « Fields ». Dès les années 1800, bien avant leur séparation en tant que races distinctes (entre 1892 et 1902), les chiens Cockers et les chiens Springers pouvaient provenir de la même portée. Subdivisés en deux groupes, ceux pesant 11 kilos et moins (25 à 28 livres) étaient appelés « Cocking Spaniel » en raison de leur utilisation pour chasser la bécasse « woodcock » (« woodcock dogs ») d’où le nom d’Épagneul Cocker Anglais d’aujourd’hui. Les autres, plus imposants, mesurant environ 44 cm (17 à 18 pouces) au garrot, plus lourds, pouvant atteindre jusqu’à 20 kilos (45 livres) étaient appelés « Springing Spaniels » d’où leur nom d’Épagneuls leveurs ou d’Épagneul Springer Anglais d’aujourd’hui. Les petits épagneuls étaient donc accouplés aux petits épagneuls et les grands épagneuls étaient accouplés aux grands épagneuls.

L’Épagneul Springer Anglais d’aujourd’hui est donc un descendant de ces premiers Épagneuls de terre « Land Spaniels ». Cette division de variétés d’Épagneuls s’est poursuivie jusqu’au début du 18e siècle ce qui entraînera l’évolution des classifications des variétés d’Épagneuls qui s’est plutôt faite, par la suite, à partir de la race sanguine « bloodline » plutôt que par la taille. Les premiers efforts pour standardiser les caractéristiques physiques et mentales de la race furent le fait de la famille Boughey en Shropshire qui possédait le plus vieux chenil d’Épagneul Springer Anglais en Angleterre. Soit le chenil « Aqualate Kennel » qui daterait d’aussi loin que 1812. Cette famille a tenté de maintenir sa lignée d’Épagneul Springer et de maintenir son propre livre d’élevage « stud book » et ce jusque vers 1930. De la descendance de ce chenil, proviendrait plusieurs Épagneuls Springers anglais d’aujourd’hui. Ce n’est qu’en 1859 avec la venue des expositions de beauté « dog shows », que les variétés de races d’Épagneuls ont vraiment commencé à se séparer. Cependant, la fondation du Club Canin « Kennel Club » en 1873 avec ses enregistrements officiels et son livre d’élevage « stud book », mettait ainsi de l’ordre dans la séparation et la définition des races.

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L’évolution mentale de l’Épagneul

Au cours du Moyen Âge (476 à 1492), la chasse est devenu l’apanage de la noblesse, qui la fit surtout progresser en tant que loisir et développer l’usage des armes. À la fin de cette période, le filet et la fauconnerie étaient toujours utilisés comme moyens de chasse. La venue des armes de chasse (le fusil) représentant un outil encore plus efficace pour le chasseur a aussi amené à faire travailler et chasser le chien de plus près, soit a portée de fusil.

En fait, c’est l’invention en France du fusil à silex vers 1630 qui a changé à jamais la chasse ainsi que l’utilisation du chien de chasse. En réduisant le temps de la mise à feu et de la décharge du projectile, le principe du fusil à silex permettait ainsi le tir à la volée du gibier « flying shooting – wing shooting ». L’introduction de ce type d’arme en Grande-Bretagne tard au 16e siècle, a précipité le début de l’art du dressage du chien chassant pour le fusil « gun dog » et en l’occurrence celui de l’Épagneul. Le fait de tenter de chasser et tirer avec toutes sortes d’armes et avec un ou plusieurs Épagneuls effrénés et hors de contrôle devenait donc inutile. Par conséquence, au cours des 300 années suivantes, l’Épagneul fût transformé du chien indiscipliné rabattant le gibier pour le faucon au chien docile et raffiné, chassant à portée de fusil, rapportant le gibier au commandement et ce, sans endommager la bête ou l’oiseau pour fin de leur consommation.

Ainsi, l’invention du fusil à silex fût la cause menant à améliorer l’aspect mental et le contrôle nécessaire de l’Épagneul. L’Épagneul devenu docile et maniable, a appris rapidement à chasser à portée de fusil pour son maître au lieu que cela soit pour lui-même, devenant ainsi plus utile pour le tir du gibier à la volée. Le chien plus facile à entraîner était le plus fréquemment sélectionné pour l’accouplement et transmettait ainsi ses qualités et tempérament. C’est, à propos de l’Épagneul, un fait essentiel : la raison et la conséquence pour les lignées modernes de travail, de sa si grandes docilité et maniabilité. Tous les efforts de sélection et d’accouplement pour la chasse au cours du temps l’ont été, non seulement, pour fortifier leur désir de chasser mais aussi pour améliorer leur habilité à accepter facilement l’entraînement.

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Le Springer en Angleterre et le début de sa popularité

Sans savoir pourquoi, de ces variétés d’Épagneuls de terre « Land Spaniels », l’une d’elles a obtenu le préfixe de Norfolk. Plusieurs auteurs sur les chiens sont d’avis que ce préfixe de Norfolk proviendrait des années 1800-1845, d’un duc de Norfolk (entre les 8ie et 11e siècles) propriétaire d’Épagneuls et demeurant dans le Sussex. Rien ne serait vraiment confirmé à cet effet mais, il serait plus plausible que ce préfixe de Norfolk provienne de la région d’où ce type d’Épagneul était établi et fréquemment utilisé pour la chasse. Le « Norfolk Spaniel » était aussi appelé « Shropshire Spaniel », ce qui accréditerait la théorie concernant la région plutôt que celle du duc. Vers 1850 à 1857, le « Norfolk Spaniel » était déjà présenté en exposition et ce, même aux Etats-Unis. Le « Springer Spaniel » » était à cette époque connu sous ce nom. Un certain chien de la race, nommé DASH II provenant de M. E.M. Oldham d’Angleterre faisait partie en 1886 de l’exposition au Madison Square Garden de New York et aurait gagné le premier prix dans sa classe. Selon les vieux livres sur les chiens, il est possible de déterminer que cet épagneul robuste (Norfolk Spaniel) semblait posséder les principales caractéristiques du Springer. Considéré comme un chien très utile et répandu à travers l’Angleterre, il serait donc considéré comme l’ancêtre ou bien la première édition de l’Épagneul Springer Anglais telle qu’on la connaît de nos jours.

En 1885, le premier club de race, le Sporting Spaniel Society d’Angleterre était fondé afin d’organiser des épreuves pour tout « Spaniel » ce, pour les juger sur leurs habiletés à la chasse aux oiseaux. Depuis ce temps, le nom de « Norfolk Spaniel » a disparu, le préfixe n’ayant pas survécu à la classification des épagneuls de 1902. Le nom de « Springer Spaniel » fut donc reconnu officiellement consigné, et devenu celui de la race actuelle : Épagneul Springer Anglais (English Springer Spaniel).

Tard au 19e siècle, le Spaniel Club d’Angleterre était fondé. C’est ce club qui vers 1902 a conçu et édicté les standards (physiques) de conformation de la race et les a utilisés dans les compétitions de beauté « show ring ». En janvier 1889, les deux associations, le Sporting Spaniel Society d’Angleterre et le Spaniel Club d’Angleterre organisèrent ensemble le premier concours avec épreuves de travail sur le terrain « field trial » pour épagneuls. L’intérêt existant pour l’Épagneul Anglais devenu assez populaire et étant suffisant, c’est quelques années plus tard, en 1902 que le Club Canin Anglais « English Kennel Club », reconnaissait officiellement la race de l’Épagneul Springer Anglais. C’est en 1903 que l’Épagneul Springer Anglais était présenté pour la première fois en exposition et que le chien CH Beechgrove Will devenait le premier champion de conformation au monde. Par contre, due à la première guerre mondiale, le monde de la conformation « show » n’a pas vraiment débuté qu’avant 1920. Malgré cela, c’est en 1914 que le premier Épagneul Springer Anglais était couronné du titre national de champion de field « English Field Champion », ce chien était EFC Rivington Sam, propriété de C.A. Phillips’s. (né d’une femelle enregistré de race Cocker et d’un mâle de race Springer de travail). Sam est considéré en grande partie comme le mâle de fondation des lignées de travail « field lines » actuelles. C’est en 1921 qu’était fondé le club de la race « The English Springer Spaniel Club » et maintenant désigné le « Parent Club » de la race.

Durant le premier quart du 20e siècle, des efforts ont été effectués pour établir les grands élevages et les lignées de la race de Springer en Angleterre tel que par les chenils Tissington, Avendale, Beechgrove, Horsford, Veloz, Denne, Laverstoke et Rivington, d’où proviennent la majorité des six grands mâles reproducteurs qui sont la source de la plupart des meilleurs chiens de lignée de travail « field dogs d’aujourd’hui en Angleterre et en Amérique :

      Ch Velox Powder, né en 1903
      EFC Rivington Sam, né en 1911
      Denne Duke, né en 1908
      Dash of Hagley, né en 1905
      Caistor Rex, né en 1908
      Cornwallis Cavalier, né en 1914

Quoique tous ces fameux chenils et noms de chenils n’existent actuellement plus en Angleterre depuis 1950, les éleveurs anglais ont produit plusieurs grands chiens qui ont aussi gagné des championnats importants en Amérique. Pendant le troisième quart du 20e siècle, la deuxième guerre mondiale étant terminée, les éleveurs enthousiastes de ces chiens de travail anglais étaient de retour pour la continuité et la poursuite du développement de la race. Aucun autre éleveur anglais n’a contribué à ce développement, tant sur la scène du « field trial » américaine que sur celle de l’Angleterre, plus que John Talbot Radcliffe avec son élevage « Saighton ». Il a accumulé plusieurs records.

L’Épagneul en Amérique

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L’épagneul serait arrivé en Amérique assez tôt selon la mention dans le « Journal of the Beginning of the English Plantation at Plymouth » de 1622. Même le « The Sportman’s Companion » de 1780, publié à New York, décrivait l’épagneul comme l’une des variétés de chiens de chasse « shooting dogs » raffinée lorsque bien dressés. Dans la dernière moitié du 19e siècle, la littérature sportive mentionnait la liste de plus de cinquante chasseurs sportifs qui possédaient et utilisaient des épagneuls comme chiens de chasse.

Connue depuis des siècles en Irlande et en Angleterre, où elle représentait autrefois la noblesse et l’aristocratie, la race et les lignées de Springers actuelles en Amérique-du-Nord ont été obtenues des Îles Britanniques. C’est en 1907 officiellement, que le premier Springer fût importé en Amérique-du-Nord (par Ernest Wells pour Robert Dumont Foote de Morristown au New Jersey). Par contre, il se pourrait qu’un certain vétéran de Toronto, M. E.J. Marsh ait importé d’Angleterre, du Beech Gove Kennel, son premier Springer en 1904. Ce n’est pas avant 1910 que le « American Kennel Club – AKC » reconnaissait la race et que le premier Springer « Denne Lucy » de la vieille lignée Velox, fut enregistrée et c’est en 1913-1914, que le premier Épagneul Springer Anglais « Longbranch Teal » fut enregistré au Canada par le Club Canin Canadien. Importé en petit nombre parce que l’intérêt des sportifs américains se portait vers les chiens d’autres races et d’autres styles, le Springer est passé inaperçu jusqu’aux environs de 1920.

La popularité de l’Épagneul Springer Anglais a vraiment pris son envol grâce à un canadien de Winnipeg au Manitoba, M. Eudore Chevrier (1886-1982) avec son chenil « Avandale Kennel ». En fait, M. Chevrier avait pu chasser en 1920 avec le Springer « Longbranch Teal ». Il avait été tellement impressionné par les habilités de chasse de ce Springer, qu’il fit aussitôt tous les efforts nécessaires pour importer de Grande-Bretagne, entraîner et vendre des Springers en quantité au Canada et aux États-Unis. M. Chevrier est considéré comme le père du Springer en Amérique-du-Nord « father of North American Springer », comme le plus grand importateur de Springers, le plus grand gagnant de « field trial », de « show » de conformation, et le développeur du Springer de l’époque moderne. Dans les années 1920-1921, il avait planifié un élevage à grande échelle qui s’est consolidé par une importation de plus de 850 Springers de Grande-Bretagne. Son premier Springer importé de Londres le fût en 1913-1914, le chien double champion « Ch Don Juan of Gerwyn », un chien noir et blanc. En 1922, il importa un chien mâle champion « ENG CH Springbok of Ware » (1918-1930). Il gagna aussi un championnat de beauté au Canada, ce qui en fit aussi un double champion. Ce chien était l’exemplaire idéal de la race, il était un excellent et magnifique mâle Springer. Il produisit de bons et de beaux Springers ainsi que de nombreux gagnants en Angleterre, au Canada, aux États-Unis, en Inde et en bien d’autres pays.

Des chiens qu’il ait possédés, les deux mâles champions, « Springbok of Ware » et « Flint of Avendale », ont produit un grand nombre de champions et ils ont exercé une influence dominante sur le Springer de ce pays. On croit qu’ils furent dans les années vingt, les deux plus grands mâles en Amérique, surnommés « authentiques piliers de la race » puisqu’ils seraient la base du Springer moderne.

En juillet 1922, avec l’aide d’enthousiastes compagnons, M. Chevrier fonda le English Springer Spaniel Club of Canada. Le premier concours d’épreuve aux champs « field trial » pour épagneuls en Amérique-du-Nord se tint le 22 septembre de la même année au sud de Winnipeg, Manitoba. C’est au cours de cette même année (1922) qu’aux États-Unis, que M. Freeman Lloyd, un sportif cynophile bien connu ayant promu la race, fonda avec un groupe à Fishers Island, New York, l’English Springer Spaniel field trial Association – ESSFTA. Leur premier concours d’épreuves aux champs « field trial » avait lieu dès octobre 1924. Il était aussi le premier du genre aux États-Unis. Le ESSFTA était reconnu par l’« American Kennel Club – AKC » et désigné le « Parent Club » de la race en 1927. Il existe toujours aujourd’hui, tenant et régissant des compétions aux champs « field trial » et de « show » de beauté. Il rédigea le standard de la race et remodela la version anglaise. Elle fut acceptée en 1932 par l’« American Kennel Club – AKC ».

Dans les années de 1930 à 1940, la race a été très recommandée et publicisée par des journalistes sportifs de renom. Leur reconnaissance des talents de chasse et des mérites de la race a fait beaucoup pour sa popularisé auprès des chasseurs des États-Unis. Durant le second quart du 19e siècle, la population de faisans des États-Unis a fait un bon important. C’est à ce moment que le Springer a vraiment trouvé sa place sur ce continent. En 1950, il existait plus de cinquante clubs de la race et de Field-Trial qui tenaient annuellement des compétitions aux États-Unis. Ainsi depuis 1950, l’Épagneul Springer Anglais a continué d’occuper sa place par ses mérites comme chien de chasse. Le premier concours du championnat national canadien d’épreuves aux champs « Canadian National Spaniel Field Trial » avait lieu en 1960 et a eu lieu annuellement jusqu’en 1964. En 1972, sous les efforts enthousiastes d’un groupe de sportifs, ces concours reprenaient et ils se déroulent toujours annuellement. Aujourd’hui, il existe plus de soixante-dix clubs à travers les États-Unis et le Canada qui œuvrent à la tenue de field trials et d’événements cynophiles pour la race. En un peu plus d’une décennie, la race a connue une ascension du rang d’inconnue à celui de très populaire et est l’une des races connaissant le plus d’enregistrements auprès des organisations cynophiles telles que les Clubs Canins Canadien et Américain.

Lorsque les clubs de race ont commencé à juger les chiens par leurs apparences et aussi par leurs habilités au travail au champ, le Springer a commencé à diverger en deux types : les lignées de travail « Field-bred », et celle de beauté et de conformation « show-bred ». Que quelques Springers aient œuvré dans les deux domaines, celui de la beauté « show events » et celui du travail au champ « field events », cela est connu. Mais au cours de la dernière décennie, les deux types de Springers se sont développés et énormément séparés par leur apparence et par leur taille, malgré qu’ils soient reconnus comme une seule et unique race. Avec un peu d’observation et de connaissance sur la race, il est facile de faire la différence entre les deux types.

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Lignée de travail « field-bred » versus lignée de beauté et conformation « show-bred »

Un fait à souligner, au cours du développement de la race, soit vers la fin du 18e et le début du 19e siècle, les éleveurs de chiens de beauté et de conformation « show dog » ont établi des standards physiques de la race, en décrivant comment ils voyaient l’ensemble d’un bon et beau chien. Le premier événement « Speciality Show » pour l’Épagneul Springer Anglais aux États-Unis, a eu lieu en 1922 au New Jersey. Jusqu’aux environs de 1930, en Amérique-du-Nord, les Springers ont été en compétition et été présentés dans les deux domaines d’activités soit le travail « field » et la beauté, conformation « bench ». Le principe de double championnat « dual champion CH et FC », de travail et de conformation accordé à un chien y était populaire. Par contre, vers 1925 en Angleterre, on parlait déjà de Springer de travail pure race « Pure field trial bred dogs » et même vers 1932 en Amérique, il y avait l’existence d’une distinction entre les ESA pour la beauté et conformation « bench shows » versus les ESA de travail « sporting dog » (field trial dog & shooting dog). À ce jour, la possibilité de double champion CH et FC a été perdue. Aucun Springer n’aurait obtenu depuis 1938 le titre de double champion « dual champion CH et FC ». Le dernier aux États Unies à avoir ce titre serait le chien Green Valley Punch, en 1938.

Tout comme au cours de l’Antiquité, ce n’était pas l’esthétique du chien qui passionnait les cynophiles, mais seulement ses aptitudes à la chasse. Ainsi, le chien de beauté étant nouveau, contrairement à celui destiné à la chasse, il était impensable pour les chasseurs et sportifs d’accoupler pour la beauté. Ils étaient plus intéressés aux performances (telles que leurs qualités de chasseur, de nez, de désir et style, de rapport du gibier, leur tempérament et leurs capacités à l’entraînement) qu’à leur apparence physique. Considéré comme des non-conformistes, on crut quand même bon alors de résoudre le problème en accouplant ensemble que des sujets provenant de lignées de travail « field ». Quant à eux, les éleveurs de chiens de beauté « show », étaient plus intéressés au standard physique et à l’apparence tels que la robe, le port et l’aspect général du chien. Ils ont adopté la même conduite dans leur domaine que celle des éleveurs de chiens de travail. Comme les priorités recherchées par chacun étaient à l’opposé l’une de l’autre, chacun s’est donc concentré sur leurs intérêts premiers. Cette attitude et les spécifications de deux sports « show ring & field trial » bien différentes dans la même race fût donc le début de la division de la race, stimulant une séparation, ont eu pour conséquence deux types de Springers. Ils sont à ce jour très séparés et distincts en apparence et en format (voir informations et différences de certaines caractéristiques de leur standard, dans la section « Standard »). Aujourd’hui, le Springer de lignée de travail « field-bred » ressemble plus et d’une façon plus raffinée à l’Épagneul Springer Anglais antérieurement produit et accouplé depuis plus de 100 ans aux Îles Britanniques. En contre partie, en Amérique, le Springer de lignée de beauté « show bred » qui s’est développé ne présente plus qu’une faible ressemblance avec la lignée de travail « field-bred ».


Résultat de cette division, la majorité des Springers de beauté « show-bred » a perdu ses instincts et ses qualités naturelles pour la chasse et pour les « field trials ». La majorité des Springers de travail « field-bred » ne se conforme pas aux standards de conformation et ne pourrait leur faire concurrence dans l’arène. Plusieurs ont cru que cette séparation serait la perte de la race mais le temps et le résultat prouvent le contraire. Aujourd’hui, l’Épagneul Springer Anglais présente certainement les plus grandes différences, entre les lignées de travail « field-bred » et les lignées de beauté « show-bred », qu’aucune autre race connue. Ces deux lignées paraissent être pratiquement deux races différentes quoiqu’enregistrées ensemble sous la même dénomination.

Quelle est la meilleure lignée ? Il y a beaucoup de livres qui ont été écrits sur le sujet. Ce n’est pas une affirmation de dire que l’une est meilleure que l’autre mais bien qu’il existe de réelles grandes différences et distinctions entre les deux types, une chose est certaine, c’est que les ESA de lignée beauté « show dog » sont meilleurs dans l’arène « show ring » et que les ESA de lignée de travail sont meilleurs au champ et au travail. Si vous cherchez un chien pour la chasse ou les field trial, cherchez donc un chien de lignée de travail « field-bred » et dont les parents ont fait leur preuve dans ce domaine. Certains éleveurs et propriétaires d’ESA de lignée de beauté « show-bred » vous diront que leurs chiens chassent. Évidemment, que les ESA de ligné de beauté « show-bred » peuvent chasser mais à un niveau très différent et limité en qualités, en façons de faire et en résultats, et ce, malgré, un même niveau de dressage qu’ils peuvent, par ailleurs et bien souvent, difficilement prendre et assimiler. Pourquoi donc alors vouloir chasser avec un chien beaucoup moins performant, de moindre capacité, ne possédant plus ni lui-même ni dans sa génétique, les qualités naturelles d’un bon chien de chasse ?

Attention aux éleveurs et vendeurs qui tentent de reproduire des chiens ESA dont les origines sont sur un côté, un reproducteur de lignée de beauté « show-bred » et de l’autre, un reproducteur de lignée de travail « field-bred ». Vous n’aurez en réalité ni un vrai chien de beauté et ni un bon chien de chasse ! Bien d’autres éleveurs talentueux et renommés ont essayé, il y a longtemps, l’expérience et en sont venus à la conclusion déjà vers les années 1932, qu’il était impossible d’avoir un minimum de succès en accouplant ensemble, ces deux types de lignées si différentes et si distinctes. Il en nécessiterait de multiples générations, et ce, sans nécessairement produire des chiens de travail de qualité recherchés pour le travail et tels qu’on les connaît aujourd’hui dans les lignée « field-bred ».

La grande question est : est-ce-que, un jour, les deux types d’ESA (la lignée de beauté « show-bred » et la lignée de travail « field-bred ») ne feront qu’un seul et unique ESA ? Pour que cela survienne, il faudra que le standard change afin de refléter les attributs physiques des lignées de travail « field-bred » grandement prouvés satisfaisants pour le travail de l’ESA. L’histoire nous prouve qu’il n’en sera jamais ainsi ! En fait, à chaque fois que le standard de la race a changé, celui-ci s’est toujours éloigné de l’aspect des lignées de travail « field-bred » pour se rapprocher toujours plus vers l’aspect des lignées de beauté « show-ring ». Avec une proportion d’éleveurs et propriétaires de 10 % de lignée de travail « field-bred » versus 90 % de lignée de beauté « show-ring », il est donc évident qu’il n’y aura possiblement jamais d’entente possible entre les deux domaines. Le monde de la chasse et des « field trials » n’acceptera jamais de réduire les capacités et les performances de ses lignées de travail « field-bred ». La vraie beauté de l’Épagneul Springer Anglais ne peut qu’être retrouvée que dans son objectif original c’est-à-dire celui d’être un compagnon de chasse.

Aspect général

Chien de taille moyenne possédant un corps très compact, bien constitué et bien proportionné, sans suppléments inutiles. Il a un corps solide, bien planté, silhouette équilibrée et fière. Il a du coffre, de bonnes épaules, des pattes fortes et musclées, une bonne foulée ainsi qu’une bonne coordination musculaire. Ses oreilles sont pendantes, son expression est douce et gentille, sa constitution robuste et sa queue frétille.

L’allure du Springer lui est bien particulière. Il a une bonne allure, facile et franche. Il a un maintien fier et droit. Il se déplace avec grâce, aisance et agilité. Chien harmonieux, compact, fort, gai et actif. Il est synonyme de grâce, de symétrie, d’équilibre et d’enthousiasme.

Il a gardé l’apparence d’un « vrai » chien ni trop rustique ni trop sophistiqué. Vu dans son ensemble, il donne l’impression d’un chien puissant, agile, possédant beaucoup d’endurance. Un chien qui peut chasser dans des conditions difficiles.

Le style corporel des lignées de travail « field-bred » est beaucoup plus athlétique et d’apparence beaucoup plus profilée que celui des lignées de beauté « show-bred » qui, quant à elles semblent avoir une plus forte ossature et une allure plus lourde et beaucoup plus lente.

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Tempérament et comportement

Excellent chien de compagnie s’attachant profondément à son maître en lui rendant l’affection qu’il reçoit. À l’occasion timide, il possède un caractère très équilibré, étant doux, sociable, amical, affectueux et de nature docile. Il est parmi les chiens les plus faciles à vivre et à dresser. Apprenant rapidement, il fait preuve d’obéissance, il adore plaire à son maître et en cherche à tout moment l’affection.

Il fait preuve d’énergie, peut être actif et toujours prêt à jouer. Il aura besoin d’exercice. Rustique, il s’accommodera très bien de la vie de chenil, mais ce grand cœur aura besoin d’un minimum d’attention de ses maîtres pour ne pas dépérir « d’indifférence ». S’entendant bien avec les autres chiens, il sera un bon camarade pour ses congénères.

Le springer se présente en tête de liste comme chien à double utilité, soit comme chien de maison et de chasse.

En famille

En famille il se montre gai, très expressif et attachant, il est fidèle, tendre, affectueux et d’heureux caractère.

C’est un excellent chien de maison et il a un esprit de famille très développé et exemplaire. Il s’y investira avec bonheur, ce qui en fait un compagnon de jeu docile et complice de tous les instants pour les enfants et ce, même avec les visiteurs. Il est donc très facile de l’introduire dans l’esprit de la famille avec un minimum de socialisation. Il se fait aussi chevalier de madame qu’il entourera de toutes les attentions.

Sa gentillesse ne lui fera pas oublier sa bonne éducation ni dépasser les prérogatives définies par ses maîtres.

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À la chasse – Utilisation

L’Épagneul Springer Anglais a été nommé par plusieurs auteurs et chasseurs cynophiles comme étant en tête de la rivalité pour le titre du meilleur chien de chasse toute catégorie « all-around gun dog ». Il a ainsi obtenu la solide réputation d’un chien de chasse polyvalent « all-purpose sporting dog ». C’est un chien leveur et rapporteur de gibier. Sa fonction est de trouver, de lever et de rapporter le gibier à son maître.

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Standard

Le standard est la description détaillée de la morphologie de toute race animale. Il ne faut pas le confondre avec le pedigree, qui indique l’origine et l’ascendant d’un animal déterminé.

Le standard décrit l’aspect général du chien, les caractéristiques de sa tête, de son corps et de ses membres, la conformation de sa queue et la façon dont il la porte, la couleur et la nature de son poil. Il indique généralement sa taille moyenne, parfois son poids, et précise souvent les principaux défauts à éviter. C’est en le comparant au standard de sa race que les juges des expositions déterminent la qualité d’un sujet (pour les lignées de conformation et beauté « show bred »). Ce standard est habituellement établi par le club spécialisé du pays d’origine de la race et décrit le chien adulte. Il est ensuite homologué par l’organisme national intéressé (en France, la Société centrale canine, au Canada, le Club Canin Canadien), puis par la Fédération cynologique internationale qui a force de loi auprès de tous les organismes fédérés.

Comme il est expliqué aux paragraphes de son historique et de son origine, l’apparence des lignées de travail « field-bred » est différente de celle des lignées de beauté « show-bred ». Ainsi, certaines caractéristiques du standard de la race peuvent donc présenter certaines différences.

Taille et poids

Taille

Conçu pour être utilisé sur des terrains rugueux et faire preuve d’habileté et de vitesse raisonnable, le springer anglais ne peut être ni trop petit, ni trop grand, ni trop gros pour accomplir son travail. La hauteur idéale au garrot du mâle est approximativement de 51 cm (20 po) et celle de la femelle de 48 cm (19 po) quoique il soit possible que la taille des mâles se situe entre 38 et 42 cm (15 à 16 ½ po) et que la taille des femelles puisse se situer entre 36 et 40 cm (14 à 15 ¾ po), ce qui serait un minimum.

La longueur de l’échine (distance du sommet des épaules à la racine de la queue) doit correspondre approximativement à la hauteur au garrot du chien ; elle ne doit jamais être supérieure à la hauteur et ne pas être très inférieure. Le chien au corps et au rein trop longs se fatigue facilement et ne possède pas le profil compact caractéristique de la race. Par contre, un chien dont le corps est trop court pour la longueur de ses pattes voit son équilibre et son allure réduits d’autant.

Pour la normalité en moyenne, les lignées de travail « field-bred » sont généralement plus petites que les lignées de beauté « show-bred » et d’apparence beaucoup plus profilée. La longueur de l’échine (distance du sommet des épaules à la racine de la queue) correspond approximativement de un à deux pouces plus long que la hauteur au garrot du chien. Des mesures personnelles prises sur des springers de mon entourage m’ont révélé avoir une taille moyenne pour les mâles de 18,9 pouces de hauteur et 20,1 pouces de longueur et une taille moyenne pour les femelles de 17,3 pouces de hauteur et 19,0 pouces de longueur.

Poids

Le poids dépend des autres dimensions de l’animal ; un chien de 51 cm (20 po) bien proportionné et en bonne condition pèsera entre 22 et 25 kg (de 49 à 55 lb). Le résultat est un chien bien constitué, bien bâti, avec une ossature robuste sans être trop grosse mais sans paraître lourd ou grossier.

Pour la normalité en moyenne, les lignées de travail « field-bred » sont généralement plus petites que les lignées de beauté « show-bred ». Le poids du type de travail pour les mâles serait de 18 à 25 kg (40 à 55 lb) et celui des femelles serait généralement inférieur soit environ de 16 à 20 kg (35 à 45 lb). En moyenne, l’on peut dire que les lignées de travail « field-bred » sont généralement de 35 à 45 lb, alors que les lignées de beauté « show-bred » sont de 40 à 50 lb.

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Robe et couleur

Robe

Le springer possède sur les oreilles, les pattes et le ventre, une frange (d’épaisseur modérée). Poil court et fin sur la tête, sur le devant des pattes antérieures, sous les jarrets et sur le devant des pattes postérieures. Le poil du corps plat et légèrement ondulé, de longueur moyenne, assez épais et serré pour être résistant, imperméable et à l’épreuve des intempéries, des épines et du froid. Poil à texture fine jamais grossier dont l’apparence propre, lustrée et vivante est un gage de santé.

La robe des lignées de travail « field-bred » est beaucoup moins prononcée. La texture des poils est plus grossière et plus ondulée. Les poils sont plus courts que ceux des lignées de beauté « show-bred » qui sont quant eux plus soyeux et plus doux.

Couleur

Toutes les couleurs des spaniels sont admises, mais celles qui sont les plus fréquentes et préférées sont le foie et blanc, le noir et blanc, et le mélange de ces couleurs avec des taches feu.

Les springers de lignée de beauté et conformation « show-bred » sont généralement plus de couleur que blanc alors que les springers de lignée de travail « field-bred » tendent à avoir plus de blanc dans leur pelage pour raison de visibilité. Chez les lignées de beauté, les couleurs sont plus prononcées et uniformes alors que chez les lignées de travail, les couleurs sont plus sous forme de marques et de tâches.

Queue

La queue sert d’indice permettant de connaître le tempérament et l’attitude de l’animal. Le springer est caractérisé et animé par un mouvement vif de la queue. Elle est attachée plutôt bas pour suivre la ligne naturelle du corps. Portée presque à l’horizontale mais jamais plus haut que le niveau du dos, mais gaiement un peu relevée lorsque le chien est excité. Le springer ne porte jamais sa queue relevée à la verticale.

La coutume est d’écourter la queue mais elle ne doit pas être trop écourtée. Pour les lignées de conformation et beauté « show bred », elle est écourtée en ne gardant que le tiers de la longueur et avec le poil ras. On admet que la frange soit coupée pour lui donner une belle forme mais il faut la laisser assez longue pour qu’elle corresponde aux autres caractéristiques de la robe du chien.

Pour les lignées de travail « field-bred », elle est écourtée en gardant des deux-tiers jusqu’au trois quart de sa longueur et en tentant de garder une extrémité blanche s’il y en a. Elle est généralement bien frangée de poils ondulés et sert d’indication importante, un genre de drapeau pour le chasseur.

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Corps

Celui-ci est solide, fort et compact ; ni trop long ni trop court. La longueur du corps devrait égaler sa hauteur au garrot. Dos droit et fort, sans tendance à l’ensellement ou à la convexité. Reins forts, musclés et courts, légèrement arqués et bien attachés sans toutefois donner l’impression que le chien a une petite taille. Poitrine profonde et bien développée. Les côtes sont arrondies et bien ressorties.

L’ossature serait plus légère chez les lignées de travail « field-bred ». Pour la grande majorité des lignées de travail « field-bred », ceux-ci sont plus longs que hauts. Cette structure est ce qui est préférablement dictée pour le travail plus soutenu du chien (comme par exemple le loup, le coyote et le renard). Elle a d’ailleurs fait ses preuves au cours de toutes ces années de travail.

Cou

Le cou est modérément long, fort, musclé, légèrement arqué à la crête, fusionné graduellement entre des épaules obliques. Pas vraiment redressé ou formant un grand angle lorsqu’il atteint le corps.

Tête

La tête est remarquable sans être lourde. Sa beauté réside dans un mélange de puissance et de raffinement. Dimensions et proportions en harmonie avec le reste de l’animal. Vue de profil, la tête doit sembler être de la longueur du cou et doit se fondre au corps quant à sa grosseur. Crâne (partie supérieure de la tête) de longueur moyenne, assez large, plat au sommet, légèrement arrondi sur les côtés et à l’arrière. Os occipital non proéminent, arrondi plutôt que pointu ou anguleux. Vues de profil, les limites supérieures du crâne et du museau se situent dans des plans sensiblement parallèles avec l’os nasal droit. Pour le museau, la longueur du chanfrein est en proportion avec celle du crâne ; le chanfrein est large et haut, bien ciselé sous les yeux. Les narines sont bien développées, bien ouvertes et larges, de couleur foie ou noire, selon la couleur de la robe.

Les joues doivent être plates (ni arrondies, ni pleines ou épaisses) et bien ciselées sous les yeux. Mâchoires assez longues pour permettre au chien de porter facilement le gibier dans sa gueule : elles sont carrées, minces, fortes et égales (sans que l’une ou l’autre soit plus avancée). Les babines supérieures descendent pleinement et carrément pour recouvrir la ligne de la mâchoire inférieure, mais les lèvres ne doivent pas être trop pendantes ni trop grosses. Dents fortes, nettes, pas trop petites, et lorsque la gueule est fermée, elles doivent se rencontrer de façon uniforme ou en ciseaux serrés (les incisives inférieures en contact avec l’intérieur des incisives supérieures).

Chez des lignées de travail « field-bred », les babines supérieures descendent très rarement jusqu’au bas de la mâchoire et jamais en-dessous du bas de celle-ci. Généralement, les babines supérieures arrêtent à la partie supérieure des babines inférieures.

Yeux

Plus que toute autre caractéristique, les yeux contribuent à l’attrait du springer. Leur couleur, leur position et leur grandeur ajoutent à leur expression et au charme de l’animal. Yeux de dimension moyenne en amande, ni trop petits, ni ronds, ni gros, ni proéminents, sans expression de dureté et de froideur. Ni saillants ni enfoncés, ils doivent être assez espacés et bien logés dans leur orbite. Couleur de l’iris en harmonie avec la teinte de la robe, de préférence noisette foncé chez les sujets foie et noir ou brun profond chez le noir et blanc. Ils expriment vivacité, douceur et confiance. Paupières tendues sans conjonctive visible ou à peine visible. L’œil clair est un défaut, tel les yeux jaunes ou de couleur laiton ou sensiblement plus pâles que la robe.

Chez des lignées de travail « field-bred », il n’y a que très rarement la présence d’une double paupière.

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Oreilles

Oreilles attachées au niveau de la hauteur des yeux, sur les côtés de la tête, pas trop en arrière. En forme de lobes, d’assez bonne longueur et de bonne largeur sans excès, portées pendantes près des joues, sans tendance à se redresser ni à s’écarter de la tête. Elles doivent être minces et assez longues pour atteindre à peu près la bout de la truffe. Elles portent de jolies franges.

Les oreilles des lignées de travail « field-bred » sont généralement attachées plus haut que le niveau des yeux. Elles sont moins pendantes et le poil de leurs oreilles est moins long. Elles ne peuvent que rarement atteindre le bout du nez.

Informations sur la race

Pour de plus amples informations sur la race de l’Épagneul Springer Anglais, nous vous recommandons de consulter les organisations officielles cynophiles suivantes :

  • Club Canin Canadien / Canadian Kennel Club (CKC) – www.ckc.ca
  • Fédération Canine du Canada – www.caninecanada.ca
  • American Kennel Club (AKC) – www.akc.org
  • Fédération Cynologique Internationale (FCI) – www.fci.be

Vous pourrez avoir des informations supplémentaires sur la race de l’Épagneul Springer Anglais en consultant les sites suivant :

  • Spaniel Club Français – www.spanielclub.net
  • Portail des 8 variétées de Spaniels – Nos Amis Les Spaniels – www.cocker-fr.com
  • The United Spaniel Association – www.unitedspaniel.co.uk

Les clubs de races spécifiques sont une excellente source d’informations pour la race de chien que vous recherchez. Nous vous suggérons de consulter ceux-ci via leur site Internet :

  • English Springer Spaniel Club of Canada – www.essccanada.org
  • English Springer Spaniel Field Trial Association – USA – www.essfta.org
  • English Springer Spaniel Field Trial – ESSFT – USA – www.essft.com
  • English Springer Spaniel Club – The Parent Club of Great Britain – www.englishspringer.org

Références:

  • Julie Gasow, Edward K. III Roggenkam, The New Complete English Springer Spaniel
  • Revue, Spaniel in the Field & Flushing Retrievers – www.sitf.com
  • Revue, Dogs in Canada, Décembre 2004 – www.dogsincanada.com
  • Ria Hörter, Editrice de revues canines, Article Vanished Dog Breeds (Part 1) – Tweed Spaniel, Norfolk Spaniel and English Water Spaniel – www.riahorter.com
  • Mindy Mymudes, Article An English Springer History – www.ariel-ess.com
  • Cheryl Sligar, Article A Brief History of the English Springer Spaniel – www.westwingsess.com
  • Mairi & Rob Nicolson, Chenil Lochindorb, English Springer – Early Breed History – www.lochindorb.demon.co.uk
  • Wikipedia The Free Encyclopedia, English Springer Spaniel – www.wikipedia.org
  • Dr. Graham Rogers, Historien, History Of The Breed, The English Springer Spaniel Club / The Parent Club of Great Britain ~ Fondé en 1921 – www.englishspringer.org
  • Know The Difference Between A Show Bred & Field Bred, English Springer Spaniel Field Trial – www.essft.com
  • Cathy Lewis, The Right Springer, English Springer Spaniel Field Trial Association / AKC Parent Club of the Breed – www.essfta.org
  • Award Eudore Chevrier (Avandale), Canada, International English Springer Spaniel Symposium Committee – www.iessc.org
  • R. Michael DiLullo, Briarwood Kennels, The English Springer Spaniel “The Most Versatile Gundog” – www.hometown.aol.com
  • Breed History, English Springer Club of Canada – www.essccanada.org
  • Standanrds de races, Club Canin Canadien / Canadian Kennel Club (CKC) – www.ckc.ca
  • Nomenclature et Standards, Fédération Cynologique Internationale (FCI) – www.fci.be

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