La chasse

Ses caractéristiques de chasseComment chasse-t-il?

À la suite de toutes ces années de dressage, de compétions et de chasse, nous avons acquis une solide expérience de la chasse avec un chien leveur tel que l’Épagneul Springer Anglais et, à vrai dire, elle n’a plus beaucoup de secrets pour nous. En fait, nous chassons depuis 1991 de façon réelle sur le gibier sauvage tel que la gélinotte huppée, le tétras des savanes, la bécasse, le canard et le lièvre. Ces chasses étant pratiquées sur différents types de terrains et en différentes régions. Que ce soit selon le mode de la billebaude (action de chasser au hasard, en parcourant un territoire, le gibier qui pourra se présenter), à cul levé, au bois au long des rivières, des sentiers, aux abords des boisés, des lisières, ou sur les chemins, en clairière ou à l’affût, nos chiens savent s’adapter aux circonstances.

Depuis le lointain passé, l’histoire de la chasse dans le monde se confond avec celle du chien. L’homme chasseur dans son histoire est, depuis longtemps, accompagné d’un chien. Aujourd’hui, cette chasse représente pour moi de délicieux moments de loisirs et de détente. On dit que le chasseur d’oiseau avec un chien est à la chasse ce que le pêcheur à la mouche est à la pêche. En fait, le chien est le compagnon fidèle et l’indispensable auxiliaire sans lequel, après l’avoir vécu, la chasse ne peut se pratiquer. Chasser avec un Épagneul Springer est une fête, son action est vive et joyeuse. Il n’y a pas d’occasions aussi plaisantes que de voir un springer s’élancer en quêtant dans un couvert giboyeux. Il sait vous faire partager la joie de ses découvertes et chaque instant est une fête. En fait, j’affectionne ce type de chasse avec ce chien parce qu’elle nécessite la mobilisation de tous nos sens puisque le gibier peut survenir à tout moment. C’est un mode de chasse qui privilégie la qualité d’un tir spontané, offre de l’action, des émotions et de l’excitation à 100 %. Pour ma part, chasser avec un springer est le plus grand plaisir que je puisse encore avoir et goûter, comme chasseur, à notre époque.

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Album photo de chasse

 

 

L’Épagneul Springer Anglais

Ses caractéristiques de chasse

L’Épagneul Springer Anglais appartenant à la classe de chien leveur de gibier. Il ne doit jamais arrêter le gibier. C’est un chien broussailleur par nature, capable de faire jaillir le gibier, en anglais « to spring » soit le « bourrer », le faire détaler et le rapporter. Il représente un fidèle compagnon et un auxiliaire indispensable pour le chasseur.

Le nom de ce chien évoque la rapidité et la vivacité qu’il déploie à la chasse, ou rien ne rebute son énergie ni son courage. Ardeur, énergie, ténacité caractérisent donc ce chien. Capable de beaucoup d’endurance, il ne craint ni les intempéries ni les broussailles ni les ronciers les plus épais. Ce chasseur de qualité, doué d’un flair remarquable, est un fouineur courageux faisant preuve de science et de patience quelques soient les circonstances, déployant gaiement sa tendance naturelle à quêter. Il est à l’aise sur n’importe quel terrain et quelque soit la nature du gibier, oiseaux ou lièvres (plume ou poil), sur terre comme à l’eau. Il se donne complètement, conduit sa quête avec intelligence et enthousiasme, explorant tous les lieux avec ardeur, excellant au bois ou au fourré, à déloger et à faire lever le gibier. Ses mérites sont bien connus, ils sont ceux d’un chien qui peut chasser dans des conditions difficiles et, qui de plus, aime la chasse. C’est cette inlassable activité qui est appréciée des chasseurs en plus du spectacle de sa queue si animée lorsqu’il est à débusquer et à lever un gibier.

Il est en outre un chien rapporteur particulièrement brillant. Très adapté à « marquer » et à mémoriser le point de chute du gibier abattu, il s’avère un excellent et remarquable rapporteur sur terre et à l’eau. Il est très à l’aise dans ces deux éléments. Il adore nager, ce qui a rendu de plus en plus populaire son utilisation pour la chasse à la sauvagine que cela soit en bordure d’un marais ou d’un plan d’eau de plus grande dimension, dans une cache ou une embarcation. De plus, il peut très bien après dressage et entraînement exécuter des rapports à l’aveuglette « blind retrieve ». Il apprend facilement à prendre une direction indiquée visuellement par son maître pour retrouver et rapporter le gibier abattu dont il n’a pu observer la chute.

Comme race de chien moderne, ce chien de taille moyenne a acquis une solide réputation de chien de chasse des plus polyvalents « the most versatile gundog », soit celle d’un chien à tout faire des plus pratiques. Un chien de fusil idéal et complet, capable d’assumer tous les rôles sur le terrain et à l’eau, sur le petit gibier « upland game » comme pour la sauvagine « waterfowl ». Il est parfait pour le chasseur solitaire. Il chasse avec et pour son maître, formant un duo extraordinaire avec lui, et lui procure de beaucoup de joie et de satisfaction. C’est le chien idéal pouvant répondre à la plupart des désirs du chasseur actuel qui ne peut posséder qu’un seul chien.

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Comment chasse-t-il ?

Son travail de chasse, à la découverte du gibier consiste à chercher d’abord dans un petit périmètre par un solide ratissage en avant et de chaque côté de son maître. On s’entend pour dire que cette quête cadre dans un rayon d’environ de dix (10) à vingt (20) mètres à l’avant et au plus vingt (20) mètres de chaque côté du maître. Cette quête en lacets plus ou moins serrés, peut évidemment varier selon la densité de la végétation et du couvert. En début de saison, sous forte et dense végétation, il quêtera plus près du maître alors que sous légère végétation ou couvert moins épais, il agrandira et ouvrira sa quête par rapport au maître.

Sa quête qui est courte le rend dépendant des sollicitations de son maître. Il ne choisit pas le terrain à couvrir mais occupe et couvre, de façon vive et soutenue, le couvert désigné dans la ligne de quête là ou le maître le conduit et qu’il décide de parcourir. Devant rester sous la main du conducteur, il doit absolument travailler et être à portée de tir mais, qu’il agisse dans des terrains légèrement couverts ou plus généralement dans des terrains difficiles, aux fourrés broussailleux, il est souvent, pour ne pas dire toujours, hors de la vue du chasseur avec lequel il doit rester en contact, à portée de fusil. Que vous chassiez en plein bois ou en bordure de bois, dans les clairières, les boisées, les bosquets ou les bordures de cours d’eau. Il s’adapte parfaitement à toutes situations et genres de couverts. Il s’adapte avec beaucoup d’efficacité au mode de chasse de son maître.

Gagnant de l’expérience, il apprendra à utiliser le vent à son avantage et à bénéficier de celui-ci pour une meilleure localisation du gibier. Chassant la tête haute, cherchant une senteur corporelle « body scent » ou tête basse sur la trace laissée par le gibier au sol et/ou sur la végétation « ground scent », il se servira de toutes les émanations directes et au sol. Lorsqu’il détectera une senteur ou la présence de gibier, son comportement et son langage corporel vous indiqueront cette présence. Contrairement à la quête rythmée et méthodique, celle-ci deviendra très animée, intense, saccadée et concentrée dans un secteur. La queue sert alors d’indice permettant de prévoir le tempérament et l’attitude du gibier. Sa queue sera alors animée par un battement vif et très actif. Que le gibier repose ou piète, il se tiendra sur sa trace et le traquera le plus rapidement et le plus efficacement possible. Ceci, toujours sous contrôle afin d’assurer un tir efficace. Localisé et trouvé, il doit le débusquer et le faire lever de façon vive, énergique avec ardeur « hard flush ». Le bourrage intempestif du chien abrégera la fuite effrénée du gibier piéteur ne lui permettant pas d’organiser sa défense et sa fuite.

Lorsque le gibier est tiré, il doit le rapporter. Pour ce faire, il doit être en mesure de bien « marquer » l’endroit de la chute du gibier, de persévérer dans sa recherche, de le récupérer blessé ou mort et de le rapporter promptement dans la main. Il aura donc levé tout ce qui était à sa portée, qu’on aura tiré avec plus ou moins de succès et il aura tout retrouvé. Selon le dressage reçu de son maître, lorsque le gibier est levé, le chien peut s’asseoir et/ou s’immobiliser au commandement « HUP » sans plus poursuivre

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Cette sagesse ou immobilité à l’envol varie selon les opinions et les types de dressage reçus de leur maître. Elle a évidement autant d’avantages que d’inconvénients. En fait, cette immobilité permet d’effectuer un tir sécuritaire sur un gibier s’envolant à basse altitude, sur tir du lièvre tiré en arrière, et qu’il serait autrement impossible de tirer sans risquer d’atteindre le chien. Cette immobilité permet aussi de prévenir le fait que le chien poursuive un gibier qui a été raté et, par ce fait, ait dérangé tout autre gibier à l’avant et hors de porté de tir. Ce qui, dans l’immédiat, rend un couvert immédiatement improductif. Cette immobilité permet également au chien de mieux observer et de mieux distinguer l’endroit de chute du gibier abattu (de marquer) et de s’assurer d’un meilleur rapport.

En tout temps, le chien doit être maintenu sous contrôle, avec réponse immédiate lors du maniement qui doit être le plus doux et le plus silencieux possible. Le tout ayant pour principe, un travail d’équipe avec son maître.

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«Probablement domestiqué pour servir d’auxiliaire de chasse, le chien constitue le prolongement sensoriel de l’homme et un appréciable intermédiaire avec les autres composantes de la nature. »
Le musée de la chasse et de la natureSalon des chiens, Paris, Mai 2008

«Le springer spaniel s’est taillé la part du lion auprès des amateurs de beaux coups de fusil. Sa vocation à lever le gibier qu’il débusque des lieux les plus improbables au terme d’un ratissage systématique du territoire étonne et séduit. Chien idéal pour celui qui apprécie les actions non-stop et les sensations épidermiques, et partage avec son chien un même but : voir du gibier. »

Le Chasseur FrançaisMai 2008